Atteint d'un cancer de la protaste à 55 ans avec atteinte capsulaire, puis je profiter du traitement HIFU ?
Non, car a priori cette extension signe que le cancer n'est a priori plus localisé à la glande. Dans ce cas l'Ablatherm n'est pas une indication.
Peu de centres ont cette expérience donc je dirais non. Par contre il existe deux possibilités en cas de récidive après Ablatherm : soit un re-traitement par Ablatherm (avec un nombre théoriquement illimité de séances) en sachant qu'il n'y a pas de doses maximales comme cela est le cas avec les rayons; soit un traitement de rattrapage par des rayons.
Mon urologue dénigre vertement les résultats affichés, les prétendant beaucoup trop optimistes ????? De plus il me dit ne plus rien pouvoir pour moi si Ablatherm échouait.
Pour lui, seule la prostatectomie est valable dans mon cas.
Que faire ?????
Les résultats qui ont été publiés correspondent à la réalité. En cas de récidive après Ablatherm, il existe deux possibilités en traitement de rattrapage : soit un re-traitement par Ablatherm soit une radiothérapie externe.
Un certain nombre d'urologues sont effectivement réticents pour ce traitement et ceci pour plusieurs raisons qui tiennent surtout au fait que ce traitement n'est pas encore disponible dans beaucoup de centres et que par conséquent ils ne peuvent pas le proposer à leurs propres patients.
Vous dire que faire est toujours difficile. Vous êtes une bonne indication de prostatectomie radicale mais vous êtes aussi une bonne indication d'Ablatherm sous la réserve de votre âge (63 ans).
Il m'est très difficile de vous orienter vers l'un ou l'autre de ces traitements mais sachez que si vous refusez la chirurgie, l'Ablatherm est une alternative aux rayons avec une efiicacité équivalente et surtout une moindre morbidité.
Ils sont modestes:
En post traitement immédiats :
infection urinaire 3%, rétention urinaire 6%, passage de débris nécrotiques 10%.
En post opératoire à distance:
Fuites d'urines minimes 6%, pas de fistule urétro-rectale, rétrécissement de l'urètre 6%.
Voilà les principales complications.
Est-il possible de ne traiter qu'une partie de la prostate dans le cas d'un cancer localisé débutant?
Peut-on préserver les deux nerfs de l'érection avec cette méthode ?
Il pourrait être envisageable de faire un traitement "focal" comme vous le suggérez. Toutefois, on sait que, le plus souvent, le cancer est multifocal et qu'il n'existe aucun examen qui permet de façon très fiable de détecter de toutes petites tumeurs intra prostatiques. C'est pour cette raison que l'on prèfère traiter tout le volume de prostate.
Il est difficile de préserver les 2 nerfs érecteurs.
Pour des cas bien sélectionnés, on peut épargner un nerf érecteur, du côté opposé au cancer sur les biopsies. Cela amène des taux de persistance des érections de l'ordre de 65%.
Sur le plan urinaire, les risques d'incontinence sont de l'ordre de 5-8% avec la très grande majorité des incontinences (75%) qui sont mineures et peuvent être traitées par de la rééducation avec un kiné et des médicaments. Les incontinences nécessitant une prise en charge chirurgicale sont exceptionnelles.
Concernant l'impuissance, elle concerne environ 60% des patients traités mais il existe chez des patients demandeurs la possibilité d'épargner 1 des 2 nerfs intervenant dans l'érection et donc de conserver un potentiel sexuel dans 60% des cas.
La technique ABLATHERM est-elle utilisée, avec des résultats significatifs, en "rattrapage" de curiethérapie ?
Les expériences sont assez limitées dans ces indications particulières. Il n'en demeure pas moins que ce traitement est possible et que les grains ne gènent pas la propagation des ondes ultrasonores.
Concernant les résultats, ils dépendent des caractéristiques initiales du cancer. Environ la moitié des patients sont sans récidive biologique dans les formes de cancer à risque faible ou intermédiaire.
Disposez vous de statistiques sur les résultats de ce traitement ? Pour quelle raison, mon urologue ne m'en a t'il pas parlé ?
Oui des statistiques ont été publiées. Elle sont nombreuses (plusieurs centres européens) et elles sont tout à fait encourageantes puisque c'est un traitement dont l'efficacité à moyen terme est comparable à celle des traitements de référence avec moins d'effets secondaires.
Votre urologue ne vous a pas parlé de ce traitement car en dehors d'antécédents majeurs qui contre indiqueraient la chirurgie, cette technique est recommandée aux patients de plus de 70 ans, dont l'espérance de vie est aux alentours de 10 ans, ce qui n'est pas votre cas puisque votre espérance de vie est de plus de 20 ans compte tenu de votre âge.
En raison du principe de précaution, et compte tenu de l'absence de résultats à très long terme (c'est une technique récente), l'Ablatherm n'est pas recommandé en première intention aux patients "jeunes" sauf si ceux-ci refusent la chirurgie ce qui est leur droit.
Parce que ce traitement est récent et que les données actuelles dont nous disposons en termes de recul ne nous permettent de garantir sons efficacité que jusqu'à 8 ans. C'est donc en application du principe de précaution que ce traitement n'est pas proposé aux patients pour lesquels l'espérance de vie est de plus de 10 ans. Dans certains cas particuliers il est néanmoins envisageable de déroger à cette règle, dans le cas par exemple où aucun autre traitement n'est possible ou si le patient exprime une volonté claire et motivée de suivre un traitement Ablatherm plutôt qu'un autre.
Lorsque ce recul augmentera il sera alors possible d'envisager, en fonction des résultats publiés, une extension des indications aux patients plus jeunes.
Cordialement.
Il existe une possibilité de re-traitement par Ablatherm, ce qui est un avantage de cette technique par rapport aux rayons ou à la chirurgie. Ce retraitement n'augmente pas le risque de complications induit.
Si vous ne souhaitez pas être re traité, des rayons sont envisageables avec une bonne tolérance.
La chirurgie est difficile et non réalisée en
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